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vendredi, 11 mai 2018 16:41

Pindra

Placée sous le haut patronnage du ministère de la culture et des autorités administratives, la 18e édition du Festival International de musiques urbaines Yakaar est en train de se dérouler entre Dakar et Rufisque. Les activités ont démarré depuis le 30 Avril dernier et vont se poursuivre jusqu'à ce 12 Mai 2018. L'initiative est du label Optimiste Produktions. Au menu ; des sessions de formations, des ateliers et des concerts. Le prétexte est bien choisi pour rassembler toute la communauté urbaine autour d'un idéal. L'équipe de Urban News Sénégal s'est rendu au pôle Yakaar, le QG de ladite structure pour un entretien avec le Manager Général M. Pindra. Morceaux choisis...

Présentez-vous à nos internautes.

Pindra est un sénégalais qui est tombé dans la musique hip hop dans les années '90s. J'ai eu l'opportunité de travailler chez Talla Diagne où on m'a confié la communication et le département hip hop. Par ailleurs, j'ai été le manager de Sunu Flavor. C'est par la suite que j'ai créé ma propre boîte dénommée Optimiste Produktions. J'ai produit pleins d'artistes et de groupes que ce soient des albums ou des compilations. On se rappelle de "Dakar All Stars", "Frères ennemis", "Matador", "Maxi Krazy", Rap'Adio et tant d'autres.

Comment se porte Optimiste Produktions ?

C'est vrai qu'on ne nous voit plus trop dans la production d'albums et le hip hop awards s'est arrêté. Cependant le label Optimiste Produktions se porte bien. Arrivé à un moment on a fait une option. Il fallait trouver des fonds pour assurer la survie. On sait que le hip hop galsen ne nourrit pas son homme. Les albums ne se vendent pas comme il se doit. Donc il faut être astucieux pour tirer son épingle du jeu. Pour ça le label s'est lancé dans l'événementiel en programmant des artistes qui pouvaient nous rapporter. Optimiste Produktions a également pris des initiatives telles que le Festival Yakaar comme son nom l'indique pour donner espoir à nos jeunes frères voire nos neveux. Cependant il faut qu'on arrête de sauver les apparences et poser le vrai débat. Il y a un manque criard de structures et d'infrastructures du hip hop. Ce sont là des préalables avant de parler d'industrie musicale.


Faites-nous l'historique du festival Yakaar qui en est aujourd'hui à sa 18e édition.
Après la sortie du premier album de Rap'Adio, il y a eu un grand chamboulement. La rumeur disait que le rap galsen était mort. Beaucoup ont "fuit" le game. C'était le fameux "Palantérou Wolontérou". Comme il fallait garder la maison, on s'est sacrifiés et on est restés pour tenir le flambeau haut la main. C'est comme ça qu'on a initié la cérémonie des Hip Hop Awards qui était le premier du genre en Afrique de l'Ouest. Au départ c'était juste une soirée pour récompenser les meilleurs projets artistiques du moment. C'est à partir de la 3e édition qu’on l’a transformé en festival.

Quelle est la particularité du festival Yaakar pour cette fois ci ?
La nouveauté est que maintenant on essaie de plus en plus de privilégier les découvertes. Leur donner la chance mais en leur rattachant toujours à une locomotive. Par exemple pour cette année il y a Carlou D qui va être tête d'affiche. Sinon il y a aussi des sessions de formations qui vont être animées par nos amis qui nous viennent de Marseille. Au même titre, l'accent est mis sur la formation car osons le dire la culture urbaine a une carence de professionnalisme avérée. Notamment pour les concerts, on n'a pas des ingénieurs qualifiés en sons et lumières. Sur ce on a signé une convention avec un partenaire français Sunu Groove avec qui on fait des échanges. D'ailleurs présentement on a des jeunes Rufisquois à Marseille entrain de suivre une formation en sons et lumières. Par contre côté caméra et images il y a eu des avancées significatives. Ceci est dû au fait que certains hip hoppeurs se sont reconvertis en techniciens.

Au regard du programme vous avez dû déployer beaucoup de moyens matériels et financiers.Qu'est-ce qui vous accompagne dans cette aventure ?
Dans cette aventure, il y a surtout l'appui de nos partenaires étrangers pour parler plus franchement. C'est surtout grâce aux institutions étrangères si on est toujours debout. Du côté des autorités et de nos sponsors locaux ça tarde du moins jusqu'au moment où l'entretien se déroule. Le programme est déjà lancé et quels que soient les retours, le festival se poursuit.

Vous êtes l'une des voix autorisées de ce mouvement et on fête les 30 ans du hip hop galsen,  qu'est-ce cela vous inspire en tant qu’acteur à part entière ?
L'initiative est vraiment salutaire, cependant le contenu reste à voir. L'idée germait déjà dans ma tête mais Africulturban a le mérite d'avoir posé les premiers jalons. Le programme est déjà établi c'est vrai mais moi je vois les choses autrement. Il faut davantage impliquer les anciens notamment les Aziz Coulibaly, Makhou Soul B, Awadi, Doug E tee, Saf niang, Mbaye Ndir, Pee Froiss, etc. Après tout ils font partie des pionniers de ce mouvement. Cela exige une structuration telle que tout ce beau monde soit impliqué dans la chose.


Comment jugez-vous le niveau du hip hop compte tenu de tous les paramètres ?
L'écriture a beaucoup évolué. Il y a eu de nouvelles techniques. Aujourd'hui la différence réside dans le fait qu'il y a plus de textes festifs que de lyrics conscients. Il y a un boom technologique qui devait être profitable à la new generation. Malheureusement notre hip hop n'est pas si structuré que ça. Comme il n'existe pas d'instance suprême pour réguler le game, chacun fait ce qu'il veut. Si on pouvait acheter toutes les émissions hip hop, on aurait pu avoir un droit de regard sur les œuvres à diffuser ou non. De ce fait on aura des artistes labelisés. Ce sont eux qu'on mettra en avant et ce sont eux qui feront les concerts et autres.

Le hip hop galsen n'arrive toujours à s'imposer sur la scène internationale. Selon vous, où se situe la problématique ?
C'est un problème identitaire qu'on a. Le hip hop sénégalais n'a jamais existé. Je m'explique. Il y a eu des artistes qui ont tenté le coup à l'instar de Black Mbolo ou encore Fata. Ce dernier a voulu faire une fusion entre deux styles musicaux mais il avait du mal à l'assumer. Si on prend l'exemple des Kiff No beat. Ce qu’ils font c'est tout sauf du hip hop mais ils l'assument et ils le font bien.
Il nous faut faire un hip hop à notre image. Au Sénégal à 90%, tous les rappeurs copient sur les américains. Il nous manque d'authenticité dans ce game. Par contre, quand je vois un Dip Doundou guiss ou encore un Mass avec son fameux "Wodou" je tire mon chapeau. On sent qu'il y a une recherche musicale qui est fait en amont. Ce sont des styles à vulgariser à mon avis.


Un mot pour Urban News Sénégal
La culture urbaine au Sénégal manque d'espaces d'expression. Donc on ne peut que saluer votre initiative d'avoir cette plateforme.

 

Source: Urban News Sénégal

 
 
Published in blog
vendredi, 04 mai 2018 09:28

Nix

Depuis son premier album "Black Crystal" jusqu'à "Excuse my wolof" Vol 1 en passant par "Rimes de vies", Nix est une valeur sûre de l'industrie musicale afro urbaine. Il fait partie des voix autorisées dans ce game.  Cette légitimité, il l'a acquise au cours de sa carrière à travers la qualité de ses productions audiovisuelles et phonographiques. 



Pouvez-vous dire un peu le bilan que vous faites de "Excuse my wolof Volume 1" ?


C'est assez surprenant mais c'est un projet qu'on a fait sur un coup de tête sans promo ni rien et ça a fonctionné. On en a tiré un bilan positif dans la mesure où il y a eu beaucoup de feedbacks. Ça nous a permis de franchir un autre pallier et d'installer un nouveau Nix en quelque sorte.
  
Vous avez récemment sortie une vidéo single "Highlander" qui apparemment annonce la couleur pour "Excuse my wolof Vol 2".

Quelle sera la nouveauté pour cette fois ci ?


Il faut savoir que le premier volume était un EP (Extended Play) et le second sera un album. Il y aura plus de titres évidemment, plus de prises de risque et plus de maîtrise au niveau de la technique et de certaines thématiques. On a vraiment bossé dessus et je vous promets que c'est un album qui va marquer le Hip Hop dans sa globalité.
(Niveau collaboration)

Qui a participé à ce projet et quels apports il y a eu ?


D'abord je commence par les beatmakers car ce sont eux qui assurent toute l'architecture des sons. Il y a notamment FlagTheName avec qui j'ai travaillé sur le Vol 1. Et puis sur le Vol 2 Passa Beatz est venu en appoint. Donc on peut dire que ces deux-là sont les beatmakers attitrés du projet. En termes de featurings, on a Omzo Dollar, Aïda Sock, Mamy Victory, MickyR (BGMFK) et tant d'autres.



Qu'est ce qui a motivé ces choix ?


C'est une question feeling. Je les apprécie tous autant qu’ils sont à travers ce qu’ils font. Par exemple Mamy Victory je me voyais déjà collaborer avec elle sur l'album. Il y avait un titre sur lequel je l'ai sentie and we hit it up !

Quel regard portez-vous sur le hip hop galsen après 30 décennies d'existence ?


(Pensif). Il y a beaucoup plus de créativité. Si on part de la new generation qui fait des trucs énormes avec les nouveaux outils (NTICS), bref tout le potentiel technologique. Ils communiquent bien dessus et ils ont de vraies stratégies à développer le truc. Ils se produisent de plus en plus et sont prolifiques si on regarde le nombre d'albums, de mixtapes et de EP qui sortent chaque jour. C'est une bonne chose à encourager. Il faut encore pousser comme ça à ce rythme-là on arrivera à quelque chose. Il y a maintenant certains anciens qui, même s’ils ne rappent plus vraiment, sont restés dans le business qui tourne autour et ça c'est bien. Il y en a qui ont monté des centres culturels, d'autres des festivals ou des radios à l'exemple de Aladji Man. Donc du coup, ça contribue à renforcer l'industrie musicale sénégalaise voire africaine. Moi par exemple, je rappe et je fais des productions audiovisuelles. D'ailleurs j'en profite pour dire qu'on vient de lancer "Deedo", une plateforme de musique en streaming dans laquelle on fait la promotion des artistes africains exclusivement.

Comment jugez-vous le niveau aujourd'hui surtout avec la new génération ?


Le niveau a beaucoup évolué. Techniquement il y a de la qualité dans les nouvelles productions. Notamment en termes de visuels, de lyrics, de sons et de la communication. En tout cas ceux qui sont au top méritent bien leur place. C'est une évolution logique. Ensuite un truc qui nous aide beaucoup, c'est l'évolution des beatmakers. On sent que les "boys" sont complètement décomplexés. Ils osent faire des mélanges de sonorités à l'instarde Passa beatz qui a créé une tendance "Trap mbalax" qui fait fureur en ce moment. Il y a également FlagTheName qui fait des mélanges d'influences et de percussions etc.

D'après vous pourquoi le hip hop galsen a encore du mal à s'imposer sur la scène internationale ?


Disons que c'est très difficile pour nous de pénétrer le marché à l'échelle internationale. Déjà que l'on peine à nous imposer dans la sous-région. Pour ma part j'avais déjà posé des jalons dans ce sens parce que j'ai pratiquement fait tous ces pays francophones dans des concerts, festivals et autres. Tout ça, c'est peut-être un peu grâce au fait que je rappais qu'en français. Et ça a contribué à faire connaître le rap Sénégalais sans compter ce que les Daara J, PBS et autres ont eu à accomplir sur ce plan. Chacun fait ce qu'il peut de son côté. Par ailleurs au-delà de la langue, il faut travailler sur la musicalité, sur le flow ou la vibe comme dans "La Boca". Ce sont sur des trucs comme ça qu'on peut accrocher et toucher un public plus large. On sait que maintenant il y a une tendance afro beat qui étend son influence jusqu'au Sénégal. Cependant la musique n'est pas une science exacte. On travaille à pousser notre musique hors de nos frontières.

Quelles perspectives Nix donne à sa carrière ?


Essayer d'élargir les horizons, faire de la musique production audiovisuelle, de la distribution, bref assurer une reconversion mais toujours dans l'industrie culturelle. Servir la communauté à laquelle on appartient à l'instar de la plateforme "Deedo". On propose des solutions alternatives en termes de ventes et de promotion artistique.

 

Source: Urban News

 

 
 
 
 
 
 
 
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vendredi, 04 mai 2018 09:23

MEERIAM

En faisant un coup d'essai, elle a réussi un coup de maître. En featuring avec Gunman Xuman dans une chanson coup de cœur, elle fait fureur sur toute la plateforme digitale. Elle, c'est Meeriam. La nouvelle recrue du label Natty Dread Edutainment vient bouleverser la hiérarchie.



Passionnée de musique depuis le bas âge, cette conseillère commerciale diplômée en droit vient de faire une entrée fracassante dans le milieu. Grâce à des influences de la musique d'ici et d'ailleurs, l'auteur de AYA BIM BAM n'entend pas se cantonner dans un seul registre. Meeriam se réclame de la World music. Pour ça, elle compte user de son talent et de son background artistique pour mettre tout le monde d'accord. Une aspiration qui l'ouvre à d'autres perspectives en termes de featurings et de productions musicales. Et pendant qu'on se régale avec BIM BAM, Meeriam est au studio et nous promet d'autres titres encore plus alléchants dans un proche avenir. Observatrice avertie, la thiessoise d'origine vient apporter sa contribution personnelle à cette aventure musicale. "Chacun a sa spécificité par rapport à la voix, la couleur et la thématique" conclut-elle.


 

Source: Urban News

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