Pub1
×

Avertissement

JUser::_load : impossible de charger l'utilisateur ayant l'ID 641
JUser::_load : impossible de charger l'utilisateur ayant l'ID 640
Mai 04

Nix Featured

Written by  161 comments

Depuis son premier album "Black Crystal" jusqu'à "Excuse my wolof" Vol 1 en passant par "Rimes de vies", Nix est une valeur sûre de l'industrie musicale afro urbaine. Il fait partie des voix autorisées dans ce game.  Cette légitimité, il l'a acquise au cours de sa carrière à travers la qualité de ses productions audiovisuelles et phonographiques. 



Pouvez-vous dire un peu le bilan que vous faites de "Excuse my wolof Volume 1" ?


C'est assez surprenant mais c'est un projet qu'on a fait sur un coup de tête sans promo ni rien et ça a fonctionné. On en a tiré un bilan positif dans la mesure où il y a eu beaucoup de feedbacks. Ça nous a permis de franchir un autre pallier et d'installer un nouveau Nix en quelque sorte.
  
Vous avez récemment sortie une vidéo single "Highlander" qui apparemment annonce la couleur pour "Excuse my wolof Vol 2".

Quelle sera la nouveauté pour cette fois ci ?


Il faut savoir que le premier volume était un EP (Extended Play) et le second sera un album. Il y aura plus de titres évidemment, plus de prises de risque et plus de maîtrise au niveau de la technique et de certaines thématiques. On a vraiment bossé dessus et je vous promets que c'est un album qui va marquer le Hip Hop dans sa globalité.
(Niveau collaboration)

Qui a participé à ce projet et quels apports il y a eu ?


D'abord je commence par les beatmakers car ce sont eux qui assurent toute l'architecture des sons. Il y a notamment FlagTheName avec qui j'ai travaillé sur le Vol 1. Et puis sur le Vol 2 Passa Beatz est venu en appoint. Donc on peut dire que ces deux-là sont les beatmakers attitrés du projet. En termes de featurings, on a Omzo Dollar, Aïda Sock, Mamy Victory, MickyR (BGMFK) et tant d'autres.



Qu'est ce qui a motivé ces choix ?


C'est une question feeling. Je les apprécie tous autant qu’ils sont à travers ce qu’ils font. Par exemple Mamy Victory je me voyais déjà collaborer avec elle sur l'album. Il y avait un titre sur lequel je l'ai sentie and we hit it up !

Quel regard portez-vous sur le hip hop galsen après 30 décennies d'existence ?


(Pensif). Il y a beaucoup plus de créativité. Si on part de la new generation qui fait des trucs énormes avec les nouveaux outils (NTICS), bref tout le potentiel technologique. Ils communiquent bien dessus et ils ont de vraies stratégies à développer le truc. Ils se produisent de plus en plus et sont prolifiques si on regarde le nombre d'albums, de mixtapes et de EP qui sortent chaque jour. C'est une bonne chose à encourager. Il faut encore pousser comme ça à ce rythme-là on arrivera à quelque chose. Il y a maintenant certains anciens qui, même s’ils ne rappent plus vraiment, sont restés dans le business qui tourne autour et ça c'est bien. Il y en a qui ont monté des centres culturels, d'autres des festivals ou des radios à l'exemple de Aladji Man. Donc du coup, ça contribue à renforcer l'industrie musicale sénégalaise voire africaine. Moi par exemple, je rappe et je fais des productions audiovisuelles. D'ailleurs j'en profite pour dire qu'on vient de lancer "Deedo", une plateforme de musique en streaming dans laquelle on fait la promotion des artistes africains exclusivement.

Comment jugez-vous le niveau aujourd'hui surtout avec la new génération ?


Le niveau a beaucoup évolué. Techniquement il y a de la qualité dans les nouvelles productions. Notamment en termes de visuels, de lyrics, de sons et de la communication. En tout cas ceux qui sont au top méritent bien leur place. C'est une évolution logique. Ensuite un truc qui nous aide beaucoup, c'est l'évolution des beatmakers. On sent que les "boys" sont complètement décomplexés. Ils osent faire des mélanges de sonorités à l'instarde Passa beatz qui a créé une tendance "Trap mbalax" qui fait fureur en ce moment. Il y a également FlagTheName qui fait des mélanges d'influences et de percussions etc.

D'après vous pourquoi le hip hop galsen a encore du mal à s'imposer sur la scène internationale ?


Disons que c'est très difficile pour nous de pénétrer le marché à l'échelle internationale. Déjà que l'on peine à nous imposer dans la sous-région. Pour ma part j'avais déjà posé des jalons dans ce sens parce que j'ai pratiquement fait tous ces pays francophones dans des concerts, festivals et autres. Tout ça, c'est peut-être un peu grâce au fait que je rappais qu'en français. Et ça a contribué à faire connaître le rap Sénégalais sans compter ce que les Daara J, PBS et autres ont eu à accomplir sur ce plan. Chacun fait ce qu'il peut de son côté. Par ailleurs au-delà de la langue, il faut travailler sur la musicalité, sur le flow ou la vibe comme dans "La Boca". Ce sont sur des trucs comme ça qu'on peut accrocher et toucher un public plus large. On sait que maintenant il y a une tendance afro beat qui étend son influence jusqu'au Sénégal. Cependant la musique n'est pas une science exacte. On travaille à pousser notre musique hors de nos frontières.

Quelles perspectives Nix donne à sa carrière ?


Essayer d'élargir les horizons, faire de la musique production audiovisuelle, de la distribution, bref assurer une reconversion mais toujours dans l'industrie culturelle. Servir la communauté à laquelle on appartient à l'instar de la plateforme "Deedo". On propose des solutions alternatives en termes de ventes et de promotion artistique.

 

Source: Urban News

 

 
 
 
 
 
 
 
Rate this item
(2 votes)

161 comments

Leave a comment

Make sure you enter all the required information, indicated by an asterisk (*). HTML code is not allowed.

Ils nous ont fait Confiance

newsletter

 

Abonnez-vous à notre newsletter.